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VRAI VISAGE D'UN AUTHENTIQUE SALAUD

Ferdinand Destouches dit Céline

UN MARCHAND DE VENT MAUVAIS

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Au sujet de Céline, réponse à un breton                                            Hors série             Dans la série des HS : Encore un Hors série

"Il est naturel de ne pas aimer Céline. On peut le trouver précieux ou bien trop oratoire. On peut également l'adorer, le comparer à Shakespeare, à Dieu le père ou à Gengis khan." Roger Nimier, Journées de lectures.

 

Les pamphlets enfin réédités : Une belle édition "critique" de ces écrits immondes. On ne pourra plus nous opposer avec la plus mauvaise foi le fameux "Ils sont anodins et vous ne les avez même pas lus !" Ces textes sont au cœur de l'œuvre, ils l'éclairent et l'arrosent de leur basse saloperie, saloperie qui parcourt tous les écrits de Céline. Ajoutons que cette édition est canadienne, interdite en France où les droits d'auteurs ne sont pas encore prescrits - ils le sont au Canada - et où existe un droit moral (une plaisanterie quand il s'agit d'un tel salaud !) Les pamphlets devraient être réédités uniquement en vente par correspondance auprès d'une institution comme la Bibliothèque Nationale, en passant outre aux palinodies des héritiers qui n'ont aucun droit de la ramener s'agissant de ces textes crapuleux.

Citations commentées d'un " grand écrivain français "

De François Villon, Rabelais et Montaigne, du Roman de Renard à Gide et Proust en passant par Descartes, Molière, Voltaire, Stendhal, Zola et tant d'autres, il semble que la littérature française n'a tendu qu'à une chose : douter de ce qu'Hitler soit à la hauteur du travail que lui attribue Céline : " régler le problème juif " ! Voilà un résumé de l'histoire littéraire française à en croire ceux qui n'en finissent pas de porter aux nues l'immonde fou. Sans Céline pas de salut. Pensez donc, les " autres " écrivains s'efforcent d'écrire français, de se faire comprendre, il leur arrive même de faire de belles phrases ... au moins Céline renouvelle la langue et les idées !

 

Messagerie : ( Bourgeois.andre@9online.fr ) ( Français seulement, les pièces jointes ne sont jamais ouvertes. )

Pire que Céline, plus insupportables dans leurs prétentieuses invectives dépourvues de talent, il y a les céliniens, nostalgiques du beau temps où le libéralisme économique s'appuyait sur les baïonnettes nazies allemandes qu'il avait financées et ou l'antisémitisme était un sport national destiné à cacher le complot, bien réel, celui-là du soutien du grand capital à Hitler.

La Table Ronde nous offre dans la Petite Vermillon un ouvrage de Dominique de Roux : La mort de Céline. La notice nous dit qu'il fut "assassiner par tous ses confrères, gens médiocres et étriqués". Voilà bien du célinien pur porc ! Ce n'est pas le bas répertoire d'insultes, d'imprécations ignobles, d'appel au meurtre de l'auteur qui est en cause, mais c'est lui qui devient victime ! Je ressens un véritable dégoût vis à vis de ces gens qui mettent en balance une persécution littéraire purement imaginaire et l'appel au meurtre bien réel lui, de millions de personnes. Dans quel monde ces sordides veulent-ils nous faire vivre ? Disons le Céline a été épargné à la libération - parce qu'il s'était enfuit et il a eu raison de le faire n'étant pas de ceux qui comme Drieu prennent leur part de responsabilités, il était bien trop lâche pour cela -. Il n'a pas été, rentré en France fêté comme le pape des lettres, eh bien ! Quoi ? Quelle obligation y avait-il d'en faire quelque chose qui approcha de cela ? Aucune. Contrairement à ce que pensent certains, l'admiration de tel ou tel auteur n'est pas obligatoire et encore moins celle de l'ordure et du charabias aussi sonore soient-ils. Nous laissons les Céliniens à leurs rites coprophages dussent-ils nous en vouloir de ne pas partager leurs excréments sacrés. Sollers officiera, il s'adore, Lucchini fera le sermon, qu'importe si personne ne l'entend - lui s'écoute.

Quelle est votre conception de la littérature ?


L'œuvre de Céline est comme un visage de belle femme qui exprime une haine, une méchanceté et une médiocrité insupportable. Il y a à la regarder avec insistance une sorte de morbidité.

Personnellement, elle me lève le cœur, toute autre beauté en est bannie à mes yeux, quelque chose la gâche irrémédiablement. C'est comme un plat qui quand on y goutte donne envie de vomir, va-t-on pousser le masochisme jusqu'à se rendre malade volontairement?
 

On me dit "comprendre Céline pour ..." et on me donne mille raisons. Mais comprendre un psychopathe est du ressort des médecins aliénistes!
 

On me dit "la société française était comme cela ..." et je réponds qu'il suffit de lire les écrivains français de cette époque et des précédentes pour savoir que cela est faux. Il y a bien entendu des antisémites avérés, telle l'ignoble Gyp qui déshonore un nom prestigieux, mais ILS SONT RARES et encore plus rares chez les gens de talent. Ainsi, un antisémite, collaborateur, tel que Drieu la Rochelle, saura ne pas polluer son œuvre de cette horrible haine (seules quelques rares références.) Si le même éditeur qui refuse de publier les pamphlets, publiés jadis par son auteur, n'avait pas rendu public le Journal qui, lui n'était pas fait pour la publication, cet aspect de Drieu pourrait n'être pas visible de ses lecteurs. On ne peut pas penser que c'est par hasard que Drieu, écrivain, homme public, ne s'est pas laissé aller à ce sentiment morbide. Ajoutons qu'après guerre, il n'a pas remis une couche de racisme sur son antisémitisme!
 

Céline a voulu être un faiseur d'opinion, il n'a pas été un simple français moyen vaguement antisémite parce que l'air du temps est à cela, parce que les curés, vieux radoteurs, le goupillon à la main dénoncent les assassins de leur pauvre Christ qui n'avait demandé qu'à être zigouillé pour accréditer ses élucubrations de prophète, il a demandé de régler la question, il a douté de ce que Hitler le fasse! La haine était pour lui un aliment ordinaire, c'est elle qui lui donnait ce double langage construit sur un discours déstructuré et visant à faire passer ses idées immondes par l'émotion.
 

On peut dire "ses idées" car les juifs n'étaient pas ses seules bêtes noires, il y avait aussi les francs-maçons, les nègres comme il écrivait, les asiatiques, les ouvriers ...
 

Comprendre Céline? Pour quelle(s) raison(s)? Faut-il comprendre la tuberculose ou le cancer? Non, on les combat, on les éradique, cela suffit et tous ceux, sans exception, qui se cachent derrière de bonnes raisons pour nous demander un quelconque effort devant ce cancer ne font qu'essayer de le propager en se vautrant avec complaisance dans une époque qu'ils pensent faite, en France, de trente millions de Céline.
 

Si on peut dire de certaines œuvres - quand on est adepte de l'hyperbole - qu'elles sont des instants de la conscience humaine, on peut dire sans hésiter, et là on reste en dessous de la vérité, de celle de Céline "qu'elle est un instant de l'ignominie humaine", une sorte de chant d'appel à la mort des camps de concentration!

Mai 2002

 

 

 

Le Magazine littéraire (avril 2009) : jugement involontaire ? Il est vrai plutôt insultant pour les pauvres bêtes : Céline, L'esprit des bêtes. Quand les animaux font la littérature !

On ne saurait mieux définir Céline !

 

 Au sujet d'une commémoration : La République française (c'est quoi ce truc ?) avait inscrit sur son calendrier des commémorations (sic !) le cinquantenaire de la mort de Céline. A quel titre ? 1) Parce qu'il est réjouissant de savoir que ce salaud est bien mort ? 2) Parce que ladite République Française (c'est quoi ce machin ?) se mêle de faire des grandzécrivains ? (De quoi me mêlje ?) 3) Parce que ladite république est gouvernée par des fils de ... collabos, des héritiers de la pensée collabo ? C'est la réaction à la demande de désinscription de Céline de cette liste (?) des commémorations (?) qui nous donne la réponse. 1) Réjouissons-nous un salaud est bien mort ! Si tel avait été le cas, ladite République (?) l'aurait crié pour se défendre dans le style : "c'est sa mort que l'on célèbre à cette ordure !" - on le sait cette République est particulièrement mal embouchée : "casses-toi pauvre con !" 2) Elle fait des grandzécrivains ! Si cela était le cas, cela se saurait. Elle n'est pas foutue cette République (?) de reconnaître une polygraphe morbide sortie droit de l'asile (Angot) d'un écrivain véritable (Richard Millet). 3) Les collabos qui tiennent cette République (?) voulaient fêter un des leurs, une petite ordure antisémite. Si tel était le cas, on l'aurait vue cette dite République (?) s'empresser d'effacer le nom du salaud bien mort du calendrier des commémorations (????) dès la première contestation des ayatollahs de la bienpensance. C'est bien ce qu'elle a fait ! Commémorons, commémorons, il en restera bien quelque chose ? - Au fait, c'est quoi un Ministre de la Culture ? - Un Mythe errant ? - Errant où ? - En Thaïlande mon Bon ! Pour la commémoration, ils avaient prévu Dieudonné lisant Bagatelles pour un massacre à Drancy ! Une grande page de l'histoire de la République qui ne sera pas écrite ! Quand même, quel con ce Mitterrand ! Qui a bien pu le nommer ? On se le demande encore ! Le même qui a nommé Brice Hortefeux, l'Auvergnat, pas celui de Brassens, son contraire exact ; Allo-Marie - mère non pas de Dieu mais de Ben Ali ; Rachida Dati, la femme aux diplômes ; et bien d'autres du même tonneau percé ! Quelle belle République (?) que cette République (?)

Céline, Louis-Ferdinand Destouches, 1894 - 1961, se fit connaître par un best seller, Le voyage au bout de la nuit, sorte de roman épique de la saloperie, écrit dans une langue que certains trouvent remarquable tout en prétendant que c'est la langue des concierges, et dans lequel il décline une vision morbide de l'homme. Rapidement, après un second roman moins apprécié des amateurs, il se lance dans un antisémitisme frénétique, au travers de pamphlets souvent orduriers écrits n'importe comment sous l'emprise du désir de lucre qui fut le seul vrai Dieu de cet écrivain dément. Il apparaît alors que la vision épouvantable de l'homme du Voyage n'est pas une vision externe mais bien la transcription d'un état interne, personnel. Céline publie pendant la guerre dans des collections antijuives les plus immondes aux cotés des sycophantes de la mort et de l'extermination parmi lesquels il tient sa place sans complexe. A la fin de la guerre, il s'enfuit en Allemagne de crainte d'avoir à payer ses saloperies assassines et se réfugie au Danemark. Il reviendra en France pour reprendre sur un ton moins virulent ses antiennes racistes et pour jouer la victime, rôle qu'excelleront à reprendre, sans vergogne - ce n'est pas vraiment ce qui les caractérise -, ses innombrables admirateurs. Le racisme n'est pas la seule préoccupation de l'auteur, il trouve par exemple les ouvriers fainéants et en voulant toujours trop. L'élévation d'esprit de cet auteur en fera le phare des anarchistes puis de bataillons très divers parmi lesquels des anciens maoïstes ou des lettrés qui estiment que la langue des concierges est l'avenir de la langue française. Son abondante postérité nous fait regretter que ces gens se trompent, car au niveau actuel la langue des concierges de 1934, devrait bientôt assurer une place à l'Académie Française.

Les partisans de Céline ont un certain nombre d'arguments pour justifier l'ignominie de leur idole :

- 1) Toute la France, en 1936, était antisémite ou collabo ou les deux à la fois.

- 2) Les pamphlets, que les détracteurs de Céline n'ont jamais lus (ben voyons, comme s'il suffisait d'en interdire la publication pour qu'ils disparaissent!) ne sont pas ce qu'on dit.

- 3) Ceux qui jugent aujourd'hui Céline le jugent avec des critères d'aujourd'hui appliqués à une époque antérieure.

- 4) Ceux qui le jugeaient au sortir de la guerre étaient des communistes, donc des méchants ou des collabos qui voulaient se dédouaner.

- 5) Les imprécations de Céline n'étaient que des effets de style, indispensables à sa subtile musique.

- 6) Céline n'a pas collaboré, donc il est innocent de tout reproche.

- 7) Oubliez l'homme et ne tenez compte que des écrits. Mais l'homme vil nous saute à la figure dans plus de la moitié de ces écrits !

Comme on peut le constater certains de ces arguments se complètent ou se répondent. A la fin on nous présente Céline martyr, figure de la victime et l'on sait que le bougre n'hésita pas à tendre la main "au juif" qu'il avait tant vilipendé pour compatir "en commun" et lui proposer une alliance contre ... les noirs et les jaunes!

La réalité est bien entendu très différente.

Toute la France n'était pas antisémite avant guerre ou pendant la guerre, cette joliesse était réservée à une partie active de la future France pétainiste, en général bien catholique - il ne faut jamais oublier l'origine chrétienne, essentiellement catholique, de l'antisémitisme français. Il y avait eu en France, par le passé, bien avant Céline, des hommes tels Zola, France, Péguy, Jaurès, Clemenceau pour prendre la défense d'un juif accusé par des officiers imbéciles, félons et sans conscience, par ailleurs protecteurs d'un autre officier, lui, authentique traître qu'ils faisaient porter en triomphe, officiers soutenus par des Déroulède, Gyp, Barrès, Valéry, Drumont ... Si l'on juge Céline ignoble, ce n'est pas selon les critères d'aujourd'hui, c'est par les mêmes yeux que les Zola, France, Jaurès, Clemenceau  et autres ... des yeux d'hier, de tout temps, d'avant Céline qui avec certains de ses semblables de la collaboration - et là aussi nous ne trouvons pas l'ensemble de la littérature française - fait régresser la pensée française d'un demi-siècle. Et ce n'est pas parce qu'on a publié pendant l'occupation ni dans tel ou tel journal qu'on est un salaud, mais parce qu'on a publié des choses telles que celles que Céline a publiées!

Il n'y a pas que les communistes à s'en être pris à Céline après la guerre et des gens mieux intentionnés qu'eux ne lui ont pas pardonné ses écrits ignobles. Il ne s'agissait pas dans son cas d'une collaboration active, il s'agissait de véritables appels au meurtre, à l'extermination, ce qui, dans le contexte n'était pas pardonnable. L'argument " Céline ignorait " n'est pas valable. Quand un écrivain en vue, lance de tels appels, profère de tels cris, il n'a pas le droit d'ignorer, surtout quand il entend les sabots de ses amis de la Gestapo dans les rues, il a par contre le devoir de se renseigner sur ce qu'il demande, préconise, soutient.

Si les ayant droits actuels de Céline en accord avec Gallimard qui encaissent de confortables royalties sur cet auteur, ne veulent pas que l'on publie de nouveau les fameux pamphlets, c'est que l'image de leur source de revenus en pâtirait tellement gravement qu'elle n'y résisterait peut-être pas. Mais, hélas pour eux, tous les exemplaires de ces œuvres remarquables, ne sont pas détruits (il y a même des éditions clandestines venant de Belgique qui se vendent fort cher) et pour des prix bien trop élevés en rapport de leur contenu, on peut se les procurer. Le droit de citer n'étant pas mort dans ce pays, on verra ici ce qu'il en est de notre bonhomme et de l'argument des Saint-céliniens!

Céline ne fut pas un bouc émissaire comme certains, en mal d'excuse, le prétendent aujourd'hui. D'abord en matière de boucs émissaires on ne peut être plus actif que lui et en aurait-on fait un de cet auteur immonde qu'on n'aurait fait que suivre sa trace. Il a été le pire propagandiste que l'antisémitisme ait connu, un tel excité que même les nazis se méfiaient de lui pensant que ses excès pouvaient "décrédibiliser leur œuvre" de déments ! Il s'est désigné par ses excès, il est désigné par ses sycophantes, comme un porte drapeau, celui de la sottise et de la saleté et de la bassesse, il n'excuse en rien les autres, flics, politiciens, fonctionnaires, dénonciateurs, pilleurs de biens - dont certains eurent une grande réussite - dans la presse par exemple - gaulliste. Nous ne nous intéressons à lui que parce que d'aucuns aux intentions pas toujours très nettes nous le foutent dans les pattes avec une complaisance et un acharnement qui lassent.

"Ils se doutent pas les français comment ça se présente l'Amérique. Ils se font des illusions. 40 millions de blancs ivrognes, sous le commandement juif, parfaitement dégénérés, d'âmes tout au moins effroyables, et puis 300 millions de métis, en grande partie négroïdes, qui ne demandent qu'à tout abolir. ..." Les beaux draps, p 31

Sur l'argument, tous les français pétainistes et antisémites, voilà la prose de Céline lui-même en 1941 : "Tous les français sont des gaullistes à de rares loustiques exceptions. De Gaulle! ils se pâment. ..." id p38

 Ecrit en 1941!!                   "La présence des allemands les vexe? Et la présence des juifs alors?"

"Plus de juifs que jamais dans les rues, plus de juifs que jamais dans la presse, plus de juifs que jamais au Barreau, plus de juifs que jamais en Sorbonne, plus de juifs que jamais au Théâtre, à l'Opéra, aux Français, dans l'industrie, dans les banques. Paris, la France plus que jamais livrés aux maçons et aux juifs plus insolents que jamais. Plus de loges que jamais en coulisse, et plus actives que jamais." id p44 Ici, Céline s'en prend en même temps qu'aux juifs aux francs-maçons, bêtes noires également de Vichy.

Ne pas oublier que ces citations sont parfaitement anodines, elles sont la prose pour enfant de l'auteur, en regard des obscénités débitées par le Grant'Homme des lettres françaises que nous nous refusons bien évidemment à relayer.

Quatrième page de couverture du pamphlet Les beaux draps. "Dis moi qui tu fréquentes ..."

Montandon ( mon bon ami !), Rebatet, Querilloux, Céline ... " une collection d'intérêt national "

Un second degré un peu lourd !

Pendant que cette collection qui a précédé la pléiade dans la publication de l'œuvre du Maître, éditait ces saloperies, les nazis exterminaient huit millions de personnes au titre qu'elles étaient ( peut-être, pour certaines ) juives !

Les juifs n'étaient d'ailleurs pas les seules bêtes noires de Céline. Fils de petits commerçants, il porte les tares intellectuelles de ce milieu, un des plus étriqué et des plus limité intellectuellement dans l'avant guerre, qui se précipita - certainement par patriotisme - dans le marché noir et affama ses concitoyens. Il ne supporte pas le monde ouvrier, le progrès social. Quand Sartre accusa Céline d'avoir été payé pour écrire ses infamies, il se trompa, mais de peu, Céline a bien été payé, mais seulement par les droits d'auteur substantiels, quant à la critique du moment où Sartre l'attaquait ... il a seulement attendu que Céline ne soit plus protégé par la Gestapo!

On pourrait multiplier à l'infini ou presque les plates saloperies écrites par Louis-Ferdinand, simples transcriptions des thèmes publicitaires du grand capital finançant l'antisémitisme, le fascisme et le nazisme ou simples reprises des pensées de petits marchands d'entre deux guerres! Mais je ne suis quand même pas dupe et je sais que c'est là se que souhaitent tant de céliniens, admirateurs du supposé grant'homme de notre littérature - merci! - qui apprécient toutes les occasions de faire connaître ce qu'ils pensent eux-mêmes. Je tais donc le pire parce qu'il n'est d'aucun intérêt, parce qu'il n'est même pas besoin de lui pour faire saisir toute la bassesse de cette ignoble crapule et de ses zélateurs!

Il y a encore, surtout parmi ceux qui se prennent pour des anarchistes - certainement qu'ils ne savent même pas de quoi il s'agit - des admirateurs de Céline qui affirment qu'il était anticolonialiste ainsi que le prouverait certain passage du Voyage. Pour ces gens qui ne savent pas lire, l'Etron a tout prévu et dans les pamphlets développe sa pensée " anticoloniale " ! :

 

Le juif est un nègre, la race sémite n'existe pas, c'est une invention de franc-maçon, le juif n'est que le produit d'un croisement de nègres et de barbares  asiates. Les juifs sont les ennemis nés de l'émotivité aryenne, ils ne peuvent pas la souffrir. Les juifs ne sont pas des émotifs, à notre sens, ce sont les fils du Soleil, du désert, des dattes et du tam-tam... Ils ne peuvent que nous haïr à fond... de toute leur âme de nègres, toutes nos émotions instinctives, ils les abhorrent

L'infériorité biologique du nègre ou du demi-nègre dans nos climats est évidente. Système nerveux " expédié ", rançon de la précocité, il ne peut aller bien loin... L'adolescence nègre.

Le nègre est fini à quatre ans. Le juif est anxieux de raffinement, une obsession, s'entourer d'or et d'objets précieux, « faire raffiné ». Or il n'est jamais intimement raffiné, somatiquement raffiné, impossible. J'ai vécu longtemps chez les nègres, je les connais. Grimaces. Il faut au nègre comme au juif de la dorure, beaucoup de dorures, de tambour, de tam-tam, de publicité pour qu'il se réveille... Il ne comprend que la grosse caisse, ou la seringante trompette arabe, au mieux. Il passe à travers toutes les nuances, il bondit, galope, s'écroule, chie sur les violettes dès qu'on le lance sur les jardins, comme un chien mal dressé... Et dire que nous sommes devenus les esclaves soumis de ces sous-brutes dépaysées! Le juif demeure, en dépit de tant de contorsions au bout de toutes ces pitreries, beaucoup plus bûche que violon... désastreusement impénétrable à toutes les ondes de l'intuition, aux enthousiasmes impersonnels, une buse avide, follement prétentieuse et vaille. Et puis, au comble du culot,  il se fait critique. »

Faut-il analyser un tel texte dans lequel l'auteur trouve le moyen d'insulter pêle-mêle les Juifs, les Noirs, les Francs maçons, les Asiatiques, les Arabes ... bref la terre entière sauf ses amis Aryens ? C'est évidemment un délire, mais pas un délire littéraire, la qualité du texte est nulle, c'est un délire raciste, haineux, un appel au meurtre, n'oublions pas que ce salaud a fait rééditer ses livres durant l'occupation, qu'il ne " faisait pas confiance à Hitler pour régler le " problème " juif "! La compassion de Céline pour les noirs africains colonisés ? Où la voyez-vous dans ce texte dans lequel il livre le fond de son âme nauséeuse ? Comment peut-on être anarchiste et applaudir à de telles choses ? Qu'on soit trop con pour les percevoir dans le Voyage, je veux bien, pourtant ce livre qui n'en finit pas, écrit dans un style lassant, laisse assez voir le bout du nez de l'auteur, sa détestation de l'homme et comment ne serait-ce pas le cas quand on est Céline et que l'homme modèle, qu'on " a sous les yeux " en permanence est un salaud tel que soi !

Citations commentées d'un " grand écrivain français "

ACTUALITE CELINIENNE

 

Le Magazine Littéraire a éprouvé le besoin de consacrer à Céline un numéro spécial. Pourquoi pas? La littérature actuelle, complètement pourrie de soit disant "style" célinien à coups d'onomatopées, de phrases courtes bousculées, de pléonasmes récurrents, lui doit bien cela, du sous Céline de médiocres qui se gargarisent en vain, chaque matin d'une bonne gorgée de Rigodon!

Il était prévisible que la naïveté de Gide aurait un jour une belle postérité. On le sait, refusant de croire à autant de bassesse, Gide suggéra que peut-être, les pamphlets étaient du deuxième degré! Et bien ça y est! C'est fait! Un éminent célinien, pressentant bien qu'on ne pourrait longtemps rester assis sur ces fameux pamphlets, refuser de les publier en reprochant à ceux qui en parlent de ne pas les avoir lus - puisqu'ils ne sont pas republiés! ressort cette vanne bien peu crédible : les pamphlets, bassesse, saloperies, pensez donc! Vous n'y êtes pas, c'est du second degré!

Alors allez-y, balancez nous un cinquième pléiade de ces grandes œuvres d'humour! Cela nous donnera le plaisir de voir l'armada célinienne des intellectuels parisiens antisémites sonner du cor!

Tant que vous y êtes, publiez donc ces autres œuvres qui côtoyaient les beaux draps dans une même collection, "Les juifs en France" Nouvelles éditions françaises à Paris en 1941! Eux aussi versaient peut-être dans le second degré! Et les camps? C'était peut-être aussi du second degré? Soyez un brin sérieux messieurs François Gibault et consorts! Nous avions déjà les révisionnistes en histoire, les voilà désormais en littérature!

25 octobre 2002

Mai 2002

J'ajouterai pour éviter certaines confusions que je déteste autant en Céline les idées que le style et que je ne condamne nullement " un artiste " pour ses idées même si elles auraient largement suffi à m'éloigner de lui! Le " style " célinien fait d'onomatopées, de points de suspension, de confusion de mots et de double sens suggérant des pensées sordides que l'auteur n'ose plus lancer brutalement comme à l'époque des pamphlets, est le style de la communication honteuse, la petite musique célinienne n'est que la musique démente d'un obsédé de la haine, elle joue sans cesse ce chant et me répugne en tant que langage tout autant qu'en tant que contenu, une fois de plus je l'affirme : chez Céline, les deux, langage et contenu sont indissociables.

 

UN GRAND MERCI AUX SECTATEURS DE L'IMMONDE QUI M'INSULTENT

ETRE INSULTE PAR DE TELS INDIVIDUS EST UN PLAISIR ET UN HONNEUR !

débiles, demeurés, racistes, fils et petits fils spirituels (1) de collabos, gardémitardiens, gallimardiens :

à vos mailles et faites des efforts pour vous renouveler, par exemple : inspirez-vous du Maître au moins il avait l'insulte virulente !             Bourgeois.andre@9online.fr

(1) Spirituels : si l'on peut employer ce mot en la circonstance ! Pour les autres, les vrais, condoléances à moins qu'ils ne revendiquent l'héritage dont ils ne sont pas responsables à priori !

Extrait de Brèves (sur ce site) :

10 juillet 2004 "On" m'écrit que j'ai une "raison profonde" - sous entendu inavouable - de ne pas aimer Céline! Quelle dérision, tous les céliniens ou presque sont ainsi, ils soupçonnent les autres de je ne sais quelle forfaiture - par exemple "être juif" car pour un certain nombre d'entre eux c'est encore une sorte de crime inavouable que d'être juif - que voulez-vous, on ne se refait pas! Céline était fou, le monde de Céline est un monde de fous dans lequel grouillent et s'agitent des petits déments qui se reconnaissent dans les délires de leur Maître! Cependant les adeptes de ce pauvre type sont d'origine et de motivations différentes. Pour le plus grand nombre, il s'agit de lecteurs du Voyage, souvent très peu cultivés, qui croient que dans ce livre se trouve tout y compris ce fameux style "poétique" tant vanté! Erreur évidemment, le Voyage est écrit dans une bien pâle langue à coté des immondes pamphlets ou mieux de ce qui a été écrit après guerre. Mais ces adeptes du premier type sont bien incapables de lire cela! D'autres adeptes sont tout simplement des antisémites qui voient en Céline une sorte de porte drapeau ignorant d'ailleurs que le Céline d'après guerre avait tendu la main aux Juifs pour ... combattre les "nègres" et les asiatiques! Là encore, on ne se refait pas! Il y a, mais, peu nombreux, les racistes purs, peu nombreux car la plupart d'entre eux ne lisent pas autre chose qu'un torchon quotidien. Les naïfs, eux, comme Gide, supposent que Céline "c'était tellement  - gros - que cela ne pouvait être que de la caricature, du second degré!" Mais quelle boue pour ce second degré! Il y a encore les désaxés de l'écriture, les agités de la virgule et des points de suspension! Ils estiment qu'il est plus commode d'imiter le Maître que Boylesve - qu'ils ne connaissent pas - celui comme lequel, Céline ne voulait écrire - il ne le pouvait d'ailleurs certainement pas! Ils ignorent, ces adeptes, que leur Maître les vomissait, il les évoque dans l'Agité du Bocal, derrière Sartre, et qu'ils sont très loin d'atteindre à son art de la manipulation par les mots! Lisez un Sollers, vous vous rendrez vite compte que même les plus célèbres de ces pâles épigones, restent loin derrière! Enfin il y a les disséqueurs, je retiens cela, je rejette cette autre chose! Ils ne perçoivent pas la cohérence de l'œuvre qu'ils admirent, un arrière goût leur reste dans la gorge, alors ils se réjouissent de la non publication de telle chose, de l'oubli de telle autre, ils trient dans ce qui reste, jeu pitoyable, réécriture dérisoire!

29 janvier 2005 Reçu un message d'un de ces insulteurs céliniens dont la pauvreté d'expression est bien conforme à la bassesse de leur idole. Ces messages sont rares, à croire que le phénomène Céline, au-delà du succès du Voyage, est le fait d'une petite bande d'universitaires et d'écrivains de l'ellipse. Mais c'est toujours un plaisir d'être insulté par de tels énergumènes, un plaisir et une chance, jadis, à l'époque où leur Maître confessait ne plus faire confiance à Hitler pour régler le problème Juif, ils vous auraient expédié dans un camp ! Leur mode d'expression qui se veut conforme à celui de leur Maître relève le plus souvent du pathétique tant ils font d'efforts pour un résultat désolant. Au niveau des idées, c'est beaucoup plus simple, ils ne savent généralement pas de quoi il s'agit. Un seul maigre regret en ce qui concerne mon insulteur au petit pied, il porte le même nom qu'un de mes meilleurs amis d'enfance, Bernard, mort il y a quelques années.

31 janvier 2005 Pour la seconde fois, après le premier message, un échange intéressant avec confrontation de points de vue. On me conseille d'être zen. D'accord, avec six millions de morts peut-être qui sont zen depuis assez longtemps maintenant.

Octobre 2005 Manifestement il y a chez certains amateurs de Céline des confusions désolantes. Ainsi n'aimer pas leur idole c'est être réfractaire à l'anarchie qui, pour eux, est misanthropie. Tant pis pour les milliers de camarades tombés en Espagne, en Ukraine et ailleurs pour une grande fraternité, les malins refont l'anarchie à la mode chambre à gaz de misanthropes étonnant qu'ils n'appellent pas en renfort le génie des soirées parisiennes à la mode : Cioran ! On fait aussi dans la sémantique et là, bien entendu, on confirme qu'on n'a pas lu le " meilleur de l'Immonde " car il n'aurait jamais employé que le mot Juif pour désigner ceux qui étaient ses bêtes noires, ses responsables de la misère universelle ! On peut rêver quand on ne sait pas lire ! Commenter mes citations de Céline comme si ses insanités se limitaient à cela, c'est risible. Quand les gallimardiens se décideront-ils à publier l'intégrale de la saloperie dans la Pléiade puisque cette collection a été ouverte au nazillon. Autre chose : détester tous les hommes serait une excuse au désir d'extermination de quelques uns selon leur religion ! A bon ! Voilà une nouvelle anarchie, mais aujourd'hui, rien ne doit nous étonner ! Dans quelle mouvance camarade ? Confusion, confusion ...

Dans la même veine, ne pas aimer Céline signifie automatiquement, toujours pour un prétendu anarchiste - puisqu'il le dit ! - ne pas aimer ... Desproges ! Où va se nicher la sottise des céliniens débiles, je n'ose pas tenter de l'imaginer ! A moins que ce ne soit que la passion qui comme chacun le sait aveugle !

Au sujet de droits :

Gallimard a fait des ennuis à un site célinien. On peut vraiment dire que c'est de l'ingratitude car ce site ne peut que favoriser les affaires de l'éditeur. Comment alors expliquer cette attitude ? L'éditeur voudrait-il faire du fric en toute tranquillité sur son écrivain et pour ce faire qu'on en parle le moins possible, les dithyrambes des livres d'histoire de la littérature lui suffisant ?

 

Publication du Dossier de l'Ambassade de France à Copenhague concernant Louis Ferdinand Destouches dit Céline. (Horay - 2007 - € 20)

Voilà un petit livre bien cher pour bien peu de choses. Intéressant quand même pour l'amateur d'histoire et qui nous fait toucher du doigt la responsabilité de l'écrivain, mal établie dans notre société où la liberté permet tout - mais on le sait et l'écriture n'est pas en ce domaine le pire si l'on pense aux crimes économiques qui se font sous ce même prétexte avec la bénédiction, sous la protection, à l'instigation même de cette putain d'Europe de Bruxelles ! D'abord, Céline n'a pas été fusillé et je m'en réjouis parce que la mort d'un homme, même d'une ordure telle que celui-là, ne règle rien ! Il n'a pas été le martyr de l'antisémitisme que n'auraient pas manqué d'en faire ceux que six ou huit millions de morts, industriellement assassinés, ne gênent absolument pas dans leurs petits émois littéraires pervers ! Cela ne les empêche pas d'ailleurs de crier à la persécution, ce salaud ayant été emprisonné, fort confortablement d'ailleurs, un an, peine légère pour les saloperies qui constituent sa contribution volontaire et rentable à la propagande antisémite nazie ! Qu'aurait fait Céline aujourd'hui, alors que tous ses écrits polémiques tombent sous le coup des lois réprimant l'incitation à la haine raciale ? Aurait-il abordé d'autres thèmes se sauvant ainsi ou bien serait-il passé à l'acte et aurait-il - privé de l'exutoire de l'écriture - été assassiner lui-même ceux dont il applaudissait et demandait l'extermination ? Probablement pas, ce genre de scribouillard est en général trop lâche pour faire ce qu'il demande bien au chaud à l'abri de ses droits d'auteurs, aux autres ! Je reste quand même de ceux qui pensent que l'absence de répression est encore en matière d'idées un moindre mal par rapports aux dérives que pourraient amener - et on en a eu l'exemple il y a peu - la répression systématique des crimes d'opinion quand ils sont des appels au crime. La meilleure répression en ce domaine, n'est-elle pas l'intelligence qui permet à tout un chacun de juger en la matière ? Hélas, où est-elle ?

 

LE VOYAGE et le reste ...

De nombreux admirateurs de Céline ne sont en fait que des lecteurs du Voyage, ils restent sur ce roman, fortement impressionnés, gardant de l'auteur l'image d'une sorte d'anarchiste qui dénonce la guerre, le colonialisme, la grande industrie, bref un régal ! D'autres, ceux qui admirent le style de Céline, vont bien entendu à ses écrits postérieurs dont les pamphlets, écrits dans un style très personnel à l'auteur, dont je dirais pour le résumer qu'il consiste en un langage cassé dans lequel les mots prennent souvent d'étranges pour ne pas dire suspectes résonances. Ce style qui fait l'admiration de certains est mis au service d'idées tout à fait nauséabondes dont je parle plus haut, si je peux goûter quelques unes de ses envolées quand elles n'ont pas un caractère immonde, dans l'ensemble je lui reproche de casser la communication plutôt que de tenter de l'améliorer, ce style est fait pour manipuler, pour convaincre par la sensation plus que par le raisonnement qui lui est étranger. Les premiers admirateurs de Céline, ceux du Voyage, reprennent souvent la litanie - initiée par l'auteur lui même, on n'est jamais mieux servi que par soi même - du style remarquable sans s'imaginer que ce n'est pas pour ce livre écrit de façon plutôt médiocre et qui n'est remarquable que par son contenu que les seconds louent le bon docteur. Ils ne voient pas ces admirateurs du Voyage, ces pseudos anarchistes que l'auteur n'a écrit avec ce livre qu'une sorte de thriller, qu'un livre pour plaire flairant l'air du temps et que la philosophie qui chemine dessous est déjà celle de ses idées odieuse qu'il développera par la suite. Aveuglé par l'homme qu'il était, l'auteur déteste l'homme, cela est bien normal, c'est sa seule lucidité. Le Juif, responsable selon lui de tous les maux devient dès lors le bouc émissaire, l'universel responsable, on est avec le Céline des pamphlets de plein pied dans le monde des nazis exterminateurs, il faut le détruire par tous les moyens et il ira jusqu'à regretter le laxisme de Hitler en la matière ce qui est tout à fait horrible. Un exemple frappant de la duplicité du Voyage tient dans l'apitoiement de Céline sur la condition des noirs d'Afrique victime du colonialisme, il suffit de lire ce qu'il dit des mêmes noirs dans ces fameux pamphlets et dans d'autres livres écrits après la guerre pour se rendre compte qu'il ne fait état à ce moment que de sentiment qui paient.

 

Encore un numéro Hors Série : Hors série, c'est bien le moins qu'on puisse faire pour / sur Céline ! Ce hors série, le HS1, est un numéro de la Presse Littéraire. Le sujet est on ne peut moins original, mais ... pourquoi Céline ? Pour combattre les censeurs ! Bien ! Mais entre 1940 et 1945, Céline combattait-il les censeurs ? Ceux qui non contents d'interdire aux Juifs les revues, les professions les plus diverses, le cinéma, les expositions dans les galeries ou ailleurs, les envoyaient dans les camps de la mort ? Non. Même il les applaudissaient Céline ! Il publiait dans la collection qui aidait " à reconnaître le Juif ". Certes, il ne leur faisait pas totalement confiance à ses amis les censeurs sanguinaires, il doutait qu'ils aillent au bout de leur travail ! Brave petit génie littéraire que ce Céline ! Un Humaniste on vous dit ! Non pas un humaniste, un HHHUUUmaniste ! Le premier depuis Rabelais !

Bon, donc Céline pour défendre ... Peter Handke ! Là, d'accord*. Mais faut-il défendre Peter Handke ? Bien entendu : non. Les pauvres types, fonctionnaires de la culture, qui l'ont déprogrammé en ont bien plus besoin de défense ! Les pauvres ! Ils sont voués à l'enfer des cons, l'enfer où l'on est oublié en tant qu'individus - en sont-ils au moment où ils agissent ? - et où on ne subsiste qu'en tant que fonction ! Ils iront rejoindre d'autres cons obscurs mais célèbres. Les cons de juges qui ont condamnés Madame Bovary, les Fleurs du Mal, la Ballade des Gueux, avec les deux cents qui se jettent sur les rapeurs - qui n'en demandaient pas tant et qui sont tout fiers de pouvoir ainsi voir leurs conneries débiles revalorisées d'un halo révolutionnaire ou presque !

Enfin, je n'aurais pas perdu mon temps avec ce numéro spécial. Maintenant je sais que parce que je n'aime Céline, je suis un salaud qui se donne bonne conscience, un hypocrite et bien d'autres choses encore ! J'en avais d'ailleurs une petite idée, mais cela me fait du bien de l'entendre de nouveau du coté célinien. Si je vous disais que, par ailleurs, je m'ennuie de Benoît Dutertre ou quelque chose comme cela qui ne me rappelle plus que je suis un pilier de bistrot puisque je n'approuve pas les Américains en tout ce qu'ils font et commettent ! Quand même ! Moi qui ne mets jamais les pieds dans un bistrot, certainement beaucoup moins souvent que Dumonticule, l'insulteur de la CIA, j'aimerais qu'on me rappelle ce que je suis !

Peut-être d'ailleurs aurais-je appris encore d'autres choses sur moi si j'avais été plus loin dans ce numéro " hors série ", mais j'aimerais poser une question, une seule : est-il un seul écrivain pour la gloire duquel certains se croient obligés d'insulter et de calomnier autant de gens ?

Il est vrai que je suis également un peu Juif, que j'ai de la mémoire, que je sais lire, que je considère comme du charabias les commentaires pédants des professeurs de lettres et autres professionnels de la moribonde littérature française et que Monsieur Sollers ne m'impressionne pas.

 

* D'autant plus d'accord que je pense que le " problème " yougoslave a été réglé n'importe comment. Si les Serbes - certains Serbes - se sont rendus coupables de crimes que l'on ne peut approuver, il faut peut-être se demander pour quelles raisons tout un peuple a été derrière les assassins ! La doctrine " pas de rectifications de frontières " qui a présidé à la chute de l'URSS et de ses colonies a été et est encore une ineptie. La Serbie devait retrouver des frontières au-delà de la circonscription administrative que lui avait assigné le régime communiste et devait rendre les morceaux de territoires tels que la plus grande partie du Kosovo. Le peuple serbe a été un des grands peuples victimes de l'histoire européenne. Ses voisins immédiats ont collaboré à des tentatives d'extermination contre lui. Cela ne lui donnait peut-être pas le droit de leur rendre leur pièce, mais cela devait nous inciter - surtout ceux qui ont toujours à la gueule le fameux devoir de mémoire - à plus d'honnêteté. La France a mis l'Europe à feu et à sang pour ... récupérer l'Alsace et la Lorraine où l'on parlait allemand. Je déteste les nationalismes, mais on ne peut faire vivre les gens avec ceux qu'ils haïssent surtout quand ces derniers sont les descendants des assassins de leurs ancêtres ce qui est le cas des Croates et des Bosniaques musulmans en ce qui concerne les Serbes. La réconciliation aurait été facilité par une justice rendue à ces nations dont la survie, hélas, n'est pas proche de se terminer. Peter Handke a eu raison - contre les cons - de prendre la défense de son peuple dans un concert un peu trop simpliste. Je n'aurais certes pas été à l'enterrement de cette crapule de Milosevic, mais beaucoup iront à ceux d'autres crapules à qui n'aura manqué que l'occasion de se révéler pleinement. ou qui, comme Bush et son cortège de complices, l'auront fait. Il est vrai que l'on ne risquera pas de déprogrammer ces gens qui ne sont pas capables de l'être !

 

Gide, qui fut parfois très naïf, pensait que Céline faisait de l'antisémitisme au second degré. Effaré par ce qu'écrivait le turluteur national il préférait penser qu'il n'y avait là qu'une bonne plaisanterie, de la dérision de ... l'antisémitisme ! Hélas pour eux, les dires de Céline essayant de se justifier sont sans appel et sans ambiguïté. De plus il faut bien méconnaître une certaine tradition ultra violente des écrits antisémites pour croire que l'excès de violence de Céline est de la dérision ! L'insulte frénétique était déjà - avec beaucoup moins de talent pour autant qu'on puisse parler de cela en une telle littérature - présente chez l'ineffable Gyp. Madame la Baronne était on ne peut plus vulgaire et grossière quand elle se laissait aller à sa haine préférée. Disons-le, c'était une vraie conne ! René Béhaine, quand même de meilleure fréquentation et d'un bien meilleur niveau littéraire, quand il entrait en crise d'antisémitisme, éructait. Cette violence partagée par beaucoup d'autres, était celle du christianisme qui ne voyait dans le peuple Juif que les descendants de Judas ou de Hérode. On leur avait tué leur Dieu, leur pauvre petit Dieu de merde. Rien n'était plus grave. Tourte charité remisée - on préfère ne pas parler d'intelligence ! - ils n'avaient pas de mots assez forts pour condamner le peuple haï. Pas de mots et pas d'actes car les chrétiens persécutaient souvent très durement les Juifs. La littérature de la fin du XIXème et de la première moitié du XXème siècle reprenait cette violence sous forme verbale appelant consciemment ou pas de nouvelles persécutions. Rien n'était assez violent pour ces gens de plume, le cul derrière leur bureaux ils liquidaient de leurs graffitis immondes avec la dernière violence, l'ennemi haï. La violence n'était pas dérision, nul envie de plaisanter chez ces gens dominés par la haine, une haine irrationnelle. Le Juif était pour eux la source du mal, on ne transige pas avec le mal. Ces gens pouvaient-ils en  1941, ignorer ce que faisaient les hitlériens ? Non. Même s'ils ne connaissaient pas tout, ils en savaient assez pour ne pas se faire complices, par le verbe, des crimes en cours. Le déferlement de haine dans le cadre de l'affaire Dreyfus est bien significatif de l'état d'esprit des antisémites qui sont - faut-il le rappeler ? - des malades. Ils ont été jusqu'au crime - Zola. Nous sommes avec l'antisémitisme dans le domaine de l'irrationnel. Mais Céline n'était pas seulement antisémite, il était raciste, avait une vision étriquée de l'histoire qu'il était incapable de penser autrement qu'en terme de domination. Il était un étrange partisan de la paix.

 

 

 Encore ... un numéro Hors Série du magazine Lire (Hors Série n° 7, Céline les derniers secrets), celui pour qui la critique littéraire est l'examen des tirages ne pouvait en effet ignorer l'auteur des Pamphlets et du célèbre Voyage. La vie de Céline fut on le sait un sacré Voyage, comme celle d'ailleurs de beaucoup de ses compatriotes sortis des tranchées. On nous dit que Céline dégoûtait Ernst Junger, mais qu'on se rassure :  il avait un ami allemand, hitlérien, un colonel SS qui sera condamné à mort à la fin de la guerre et utilisé par les Américains qui furent avec les Soviétiques et les Polonais de gros consommateurs de SS, la France le fut également et les assassins de Hitler servirent en Indochine à la déconfiture gammée de l'Empire colonial franchouillard. A la Légion Etrangère, on n'est pas difficile, il ne s'agissait que de tuer ! Comme d'habitude on évoque les haines que suscitera Céline, mais la haine c'était lui, cet homme haïssait l'humanité, on nous dit très bien : il ne comprenait pas que les soldats allemands n'exterminassent pas les Juifs au fil de la baïonnette dès que l'occasion se présentait ! Je n'ai aucune haine pour cet individu, il m'inspire un profond dégoût. J'imagine que son ami, Marcel Aymé, Marcel le Bienveillant, devait le regarder avec admiration comme on ne peut qu'admirer un de ces spécimens rares que la nature peut produire dans des cas extrêmes : pour Céline, un boutiquier fou devenu docteur et qui savait écrire.

Le magazine évoque la réédition des pamphlets faisant à Céline une sorte de gloire d'en avoir refuser la réédition tout comme son ayant droit, quelle gloire y-aurait-il à refuser de rééditer ce qui l'a été ? Ce qui n'a jamais été renié bien au contraire ? Céline était antisémite, raciste, violemment , convulsivement, comme un fou qu'il était.

Il a été Lagardetmitardisé,  rien d'étonnant : ces flics et ces juges de la littérature avait besoin d'un bourreau, ils pensent en avoir trouvé un, rien de moins certain : les écrivains du type de Céline sont des lâches, ils convient les autres au crime, applaudissent ou déplorent l'inefficacité des assassins mais tuent rarement eux-mêmes avec autre chose que les mots.

30 mai 2008

 

 

Concernant l'Immonde :               ENCORE UNE RENTREE LITTERAIRE

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Mis à jour le 12-7-2006