HAMID GRINE

l'autre rive

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Les Editions UPblisher. mettent à la disposition du public français une édition numérique de La Nuit du Henné, c'est donc le second roman de Hamid Grine disponible en France ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

http://www.upblisher.com/

    Hamid Grine est un écrivain francophone, algérien, journaliste, très connu du public littéraire et sportif de son pays, peu en France où ses livres n'arrivent pas - sauf le dernier - 2012 - Camus dans le narguilé, édité en France -, parce que son éditeur algérien n'est pas distribué, l'accès au marché français étant trop coûteux. C'est là un grave problème qui nous prive de la diversité littéraire francophone quand elle n'est pas reconnue, filtrée dirons-nous, commercialement par la France. Ce fait pose le problème de la distribution du livre dans notre pays et je soupçonne fort qu'il y a là une véritable écurie d'Augias tout comme dans la grande distribution qui soumet les producteurs à un véritable racket, les grands diffuseurs comme la FNAC méritant certainement des enquêtes sur leurs méthodes et mœurs qui n'ont rien de culturel comme ils voudraient nous le faire croire. Quel est le coût d'accès au marché du livre en magasin ?

J'ai été séduit par Camus et le Narguilé, assez pour essayer de me procurer d'autres livres de Grine. Son éditeur, Editions Alpha à Alger, contacté m'a répondu qu'il n'avait pas les moyens de diffuser en France. J'ai donc dû me faire apporter quelques uns de ses livres d'Oran où j'ai des liens. Il y a un ton chez Grine qui ne peut que plaire à un lecteur français par ce qu'il nous laisse entrevoir, deviner, d'un aspect de la vie culturelle algérienne trop souvent réduite à quelques schémas marqués d'inquiétude dans notre public. Grine revisite volontiers le passé, avec nostalgie parfois, mais sans complaisance pour qui que ce soit. C'est un auteur courageux, il nous permet de constater que l'on peut dans l'Algérie d'aujourd'hui écrire certaines choses qu'il serait difficile peut-être d'écrire en France comme cet article sur Gabriel Matznef qui ouvre Cueille le Jour avant la Nuit, recueil de courts essais qui a obtenu un franc succès et est méconnu chez nous (Cinquième édition en 2009).

Hamid Grine est aujourd'hui ministre de la communication dans son pays. Il faut se féliciter de ce qu'un homme cultivé et intelligent soit à un tel poste, il n'y en pas tant que cela dans nos gouvernements !

 Camus dans le narguilé (Editions Après la lune, 2011)    

Voici un livre qui nous vient de l'autre coté de la Méditerranée, de cette terre qui fut celle d'Albert Camus, au moment où Michel Onfray le place sous les projecteurs de l'actualité. Il y a beaucoup de choses dans ce livre bien écrit, bien construit, qui se lit avec intérêt. Comment est perçu Albert Camus, aujourd'hui, dans une Algérie qui voit, officiellement les crimes de l'armée française, mais qui refuse de reconnaître ceux au moins égaux du FLN ? D'un FLN dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a pas été meilleur dans l'indépendance que dans la lutte pour l'indépendance. L'auteur nous en donne une idée à deux faces, l'officielle et l'autre, celle des gens cultivés, qui pensent par eux mêmes. La quête du père avec ses surprises et ses rebondissement nous montre un pays dans lequel l'histoire compte. Il est un homme et ne juge pas, il préfère tenter de comprendre. Camus est pour son héros, un homme qui a aimé passionnément une terre qui est la sienne et cela crée entre eux une complicité qui ne peut exister avec Sartre, le héros de l'indépendance, le porte parole des "bons crimes" et des "bonnes saloperies" qui ignore tout de cette terre et de ses hommes. On appréciera Hadj Bazooka, le héros de cette guerre d'indépendance comme tous les protagonistes de ce récit. Il est souhaitable que la littérature algérienne, d'expression française, de cette qualité, soit connue en France aujourd'hui, elle apporte un souffle nouveau dans un monde littéraire plutôt exsangue, elle créera peut-être cette passerelle qui n'a jamais pu s'établir entre les deux pays. N'est-il pas paradoxal que la France et l'Allemagne s'entendent aujourd'hui si bien alors que l'Algérie dont sont issus plusieurs millions de français - mieux traités que le FLN n'était prêt à traiter ceux qui auraient pu être des algériens d'origine française - et la France n'ont pas été capables de surmonter la guerre, et n'ont, en réalité, pas encore fait la paix !

" Devenu professeur de français, j'ai lu ses romans les plus connus, entre autres L'Étranger, la Peste, la Chute, mais aussi ses essais et ses récits : Noces, le Mythe de Sisyphe, L'Homme révolté. J'ai apprécié son sens de la formule, son style simple, dépouillé. Sans me convertir à sa philosophie de l'absurde, j'ai surtout aimé les pages lyriques sur Tipasa et le sens du bonheur méditerranéen qui se dégage de ses pages : la joie dionysiaque, l'exhortation à vivre l'instant présent, l'amour de la nature ... " La vie ne vaut rien, mais rien ne la vaut. " C'est ce que j'ai retenu du message camusien. Je ne voulais pas aller plus loin. L'homme m'intéressait bien plus que son œuvre. Il n'était ni tout à fait Algérie française ni Algérie algérienne. La meilleure façon pour lui d'être vomi par les deux camps. " p 57

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 Le café de Gide (Editions Alpha - Alger, 2008)     

Quelles traces a pu laisser un grand écrivain dans le Biskra d'aujourd'hui, au milieu des cubes de béton et dans le délabrement des témoignages d'un passé dont la conservation n'intéresse personne ? Le narrateur, amoureux de l'oeuvre gidienne, écrivain lui-même, mène une recherche dont il espère qu'elle apportera quelque révélation sur les relations de Gide et des petits biskris. Espérance ambigüe, les héros du passé sont morts, c'est maintenant aux fils de laisser la place, le décor n'est plus que ruines, ce passé de l'ex-colonisateur , qui le revendiquerait ? Même si ce roman n'a pas la force de celui concernant Camus, plus lié à l'Algérie, il nous présente un double témoignage, celui du passé et celui d'un présent dans lequel ceux qui partagent ce passé, peut-être bien des deux cotés de la Méditerranée, pourraient n'être que des fantomes dont plus personne ne se soucie à l'heure du livre numérique, vite chargé, vite effacé, qui ne marque d'aucune empreinte un espace dont la littérature comme son souvenir sont en passe d'être bannis.

Si par hasard vous aviez envie de lire ce roman qui en vaut la peine, ne le cherchez pas en France mais demandez à quelqu'un de vous le rapporter d'Algérie, la Francophonie, fonctionne à simple sens, tout comme la colonisation dont elle est issue, et se préoccupe seulement d'ouvrir les marchés étrangers à Gallimard, Grasset et Le Seuil, pour ne citer que les plus grands, mais pas d'examiner les méthode et procédés mercantis des distributeurs de papier - excusez - de livres, les éditeurs étrangers, francophones, n'ayant pas accès au marché français pour des raisons de coûts de distribution prohibitifs. Dommage, notre littérature a pourtant un grand besoin d'oxygène, raréfié semble-t-il sous nos latitudes.

 Cueille le Jour avant la Nuit (Editions Alpha)  

On reproche parfois aux critiques de descendre un livre sans l'avoir lu en entier, critique stupide, il n'est pas besoin de lire jusqu'au bout un livre pour qu'il nous tombe des mains. Au contraire, il n'est pas besoin de lire jusqu'à la dernière page pour savoir qu'une œuvre nous séduit. C'est ce qui m'arrive quand, venant de réceptionner ce livre, je poste immédiatement, après la lecture de quelques articles, ces quelques lignes le recommandant tout en sachant que je ne prends pas un grand risque.

D'abord, il s'agit d'un type de livres, reprenant en courts essais, ici par ordre alphabétique, des sujets divers, mais ce n'est pas un de ces détestables dictionnaires - bon pour l'amusement sur Internet mais parasites paresseux de la littérature -, que certains auteurs en mal d'écriture nous offrent régulièrement ; un type de livres disais-je que je ne lis que rarement d'une traite mais que je cueille article par article au gré de ma fantaisie. C'est un livre de chevet comme le disent des lecteurs à l'auteur, placé sous le triple patronage de Marc Aurèle, Epictète et Sénèque. Ce livre ayant connu un vrai succès en Algérie puisqu'il en était en 2009 à sa cinquième édition, témoigne de l'intensité et de la qualité de la vie culturelle algérienne et, également, de la liberté de ton que l'on peut y avoir. Ainsi le premier article de ce livre, consacré à l'Altérité dans lequel on évoque Gabriel Matzneff et certains contenus de ses livres, ne serait pas passé inaperçu sur notre rive et aurait certainement suscité les foudres des armées de crétins - littéraires - pétitionnaires. La lecture d'une bonne dizaine de ces essais me permet d'attendre un plaisir certain de ce recueil. Hamid Grine est un homme cultivé mais il ne fait pas ici seulement œuvre d'homme cultivé comme le font les pédants français - à la mode Sollers dans des pavés prétentieux - ou carrément les emmerdeurs comme beaucoup d'autres, il nous parle de sujets qui lui tiennent à cœur simplement, de façon souvent originale, avec de nombreuses références, ce qui constitue déjà un petit exploit. Comme, certainement, dans toutes les œuvres d'Hamid Grine le lecteur français trouvera ici la vision ambigüe et enrichissante d'un semblable différent. Nous partageons avec Hamid Grine une langue, une culture tout en ayant une lecture différente liée à des contextes différents, l'autre rive qu'il est bon, pour nous, de connaître et de reconnaître nous est certainement très accessible ici et nous permet de retrouver le patrimoine commun - et un peu plus - sous un éclairage nouveau.

Un mot également du style de Grine : de quoi rassurer les sycophantes français de la mort de la langue. Je crois déjà l'avoir écrit au sujet de Boualem Sansal, il y a hors de France de belles œuvres littéraires francophones.

" N'importe qui peut être subitement connu un jour, mais pour qu'il soit reconnu, c'est autre chose. Car la connaissance peut s'arrêter à l'apparence ; la reconnaissance, elle, va plus loin, plus profondément. C'est un hommage constant.             La célébrité est un poison sous la langue. On se relâche et il nous empoisonne la vie ; on le lâche et il empoisonne celle des autres. Il faut savoir le garder, là, juste sous la langue, pour se rappeler que le venin de la célébrité peut être mortel. Il peut intoxiquer votre vie, il peut tuer celle des autres, de vos fans, de vos admirateurs, de vos proches. De tous ceux qui auront soif de votre rayonnement. " p56 (Célébrité)

Depuis ce premier commentaire, je suis revenu sur cette œuvre et je la lis de la première à la dernière page, comme un roman. L'auteur nous donne outre ce dont j'ai parlé plus haut, des références actuelles, ces articles réussissent la prouesse d'être à la fois des œuvres de méditation et de conversation, ce n'est pas peu, car il n'est de bon auteur qui ne sache trouver le ton de la conversation, comme, par exemple, Anatole France, tout en demeurant dans l'art d'écrire et je ne pense pas que les grands philosophes soient forcément des graphomanes abscons et ésotériques.

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 La Nuit du Henné (Editions Alpha)         Ce roman est disponible pour le public français, sous forme numérique, sur le site de UPblisher.        http://www.upblisher.com/

Voilà un roman qui nous plonge dans un monde un peu particulier. Le héros entre modernisme et préjugés, se voudrait homme fort, macho, mais est soumis à sa femme qui le domine par son intelligence du couple. J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman mais je me demande quelle impact - négatif - il pourrait avoir pour beaucoup de Français sur leur perception de l'Algérien d'aujourd'hui ? Pourtant, celui que nous peint Hamid Grine n'est pas si loin d'un type d'hommes que l'on devait trouver assez couramment en Europe il y a moins de cent ans et, encore aujourd'hui, on pourrait faire le compte des hommes "éclairés" parmi, par exemple, nos gouvernants, soumis aux errements des mages, gourous et autres astrologues ! Ce serait une erreur de penser que nous sommes particulièrement (dé)voués au rationalisme, notre société chaotique en tout cas n'en témoigne pas.

 La Dernière Prière (Editions Alpha)

Ce roman qui nous plonge dans la période cruciale de la montée de l'Islamisme en Algérie, après la victoire aux élections municipales, est un vrai chef d'œuvre. L'auteur situe bien quatre protagonistes, au travers de son héros, journaliste honnête, démocrate, humaniste stoïcien et hédoniste mais néanmoins bon musulman mettant le Prophète au premier rang de ses maîtres. Un homme très crédible au-delà des contradictions apparentes, avec lequel on entre en empathie même s'il peu lui arriver d'être un peu lâche parce que cette lâcheté n'est que la notre, celle des hommes confrontés à des forces qu'ils ne peuvent maitriser ou dominer ; les dirigeants pourris, les Démocrates désunis, les Islamistes composites mais unis dans leur passion et leur rage de vaincre assises sur leurs certitudes religieuses et dernier recours : l'Armée. Le regard d'Hamid Grine, pour nous, Européens, est un regard différent et proche, en ce qui me concerne je dirais que son héros qui m'est étranger par ses croyances religieuses - je n'en ai pas et je déteste les religions, mais non les croyants - m'est très proche par ses références et son comportement. Il y a peut-être un peu de dérision dans le regard que l'auteur porte sur lui, mais bien peu par rapport à la Nuit du Henné et c'est bien. Le style est clair et limpide, le récit captivant. La scène finale de la rencontre avec le Grand Cheikh, entre onirisme et féérie, est d'une grande beauté, propre à nous faire entrer dans un monde qui n'est pas le notre mais qui est à notre porte. Là encore la personnalité de ce Grand Cheikh et d'une de ses gardes du corps, est certainement juste et intéressante même si elle a un coté paradoxal, celui que nous pouvons constater dans le recrutement Islamique.

Un chef d'œuvre qui devrait bien être offert aux lecteurs français. Le roman le plus important de Hamid Grine, parmi ceux que j'ai pu me procurer.

Je reviens sur ce livre pour ajouter quelque chose qui me semble important. Ce roman, écrit par un homme plongé au coeur d'un combat qui nous intéresse tous, un combat pour les libertés, par un homme, humaniste et musulman, est une oeuvre de combat. Une oeuvre de combat dans laquelle il parvient à mêler l'intimisme et le sociétal, c'est même entre ces deux éléments que se livre le combat. J'aimerais que, de la même façon, un écrivain français soit capable de me plonger dans la crise que vit notre pays depuis 1974, une crise qui ne cessera qu'avec une révolte ou une révolution - car elle est issue de fondamentaux sur lesquels personne n'est décidé à agir - et de nous montrer les protagonistes et les enjeux individuels avec la même force et le même art. Le mérite d'Hamid Grine est de savoir montrer les choses dans leur impact quotidien, de montrer d'une façon allégorique le monde des extrémistes, l'allégorie visant à nous faire presque pénétrer dans leur mental marqué par les promesses de l'au-delà merveilleux pour le croyant extrémiste. Si je parle de littérature de combat, je dois de nouveau, comme je l'ai fait en parlant de Paul Bourget, redire qu'une telle littérature n'est pas une sous littérature comme le pensent certains. Gide, France, Camus, Zola, étaient des écrivains de combat, Gide le tenant de l'Art pour l'Art. Presque toute la littérature française de 1920 à 1960 est une littérature de combat et cette période appartient encore à l'âge d'or. La littérature n'est jamais aussi noble que quand elle parvient à rendre compte de l'homme dans son environnement, des enjeux auxquels il est confronté et qu'elle le fait sans sacrifier l'art.

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 Il ne fera pas long feu (Editions Alpha)

Les citations en tête de ce petit roman sont importantes, elles nous donnent le ton, une de Balzac et une seconde de Coluche, toutes deux concernant le journalisme. En outre l'auteur nous précise que " toute ressemblance avec un personne qui existe ou ayant existé est fortuite ". Voilà qui nous rassure. Dès la prise de contact avec Hassoud, le directeur de l'Espoir, journal de chantage comme il en exista encore un certain nombre en France aux beaux temps de la Troisième République, née du massacre des communards et morte dans la collaboration nazie, cela pose une époque et un régime. Mais ici, nous sommes en Algérie, il n'y a pas longtemps. Hassoud est tout ce qu'il y a de lamentable certainement en matière de dirigeant d'une entreprise tout comme dans la vie privée, personnage composite n'en doutons pas, un seul homme ne pouvant certainement pas cumuler autant de défauts ... Mais quand même, on se prend à rêver d'un romancier nous posant ainsi une synthèse de quelques directeurs de presse français ... Défauts peut-être se manifestant certainement différemment mais, certainement, même enflure de l'égo, mêmes ridicules d'attitudes, mêmes lamentable carriérisme, même honnêteté douteuse, même absence de personnalité sous une jactance prétentieuse - la France est  d'ailleurs un pays de bavards - rassurons-nous : la presse en crève, elle n'a pas besoin d'Internet pour mourir, le processus était bien engagé avant l'apparition des techniques nouvelles, la qualité - l'absence -, la médiocrité satisfaite, étaient déjà à l'œuvre, en fait Internet n'offre pas mieux et tout ce qui touche d'une façon ou d'une autre au professionnalisme en ce domaine est tout aussi lamentable sur ce support que sur le papier. On lit le roman de Hamid Grine sous l'emprise d'un sentiment ambigu car enfin, l'information, ce pourrait être une belle vocation et le domaine de gens d'une autre stature, je pense que c'est également l'opinion de l'auteur mais y-a-t-il des raisons que le journalisme ne reproduise pas ce qui existe dans d'autres secteurs de l'activité humaine, peut-être, hélas, en pire ! Le récit est enlevé, l'art du portrait "actif", sur le vif, qui est une des qualités de Hamid Grine et une arme efficace, bien exploité, le final qui ne laisse de suspens qu'au niveau des modalités ne laisse pas retomber l'intérêt, un bon récit de combat.

 Sur les allées de ma mémoire (Casbah Editions)

Pour un français, ce livre est le bottin de l'Algérie. En de courts portraits, Hamid Grine nous présente ses compatriotes, amis ou pas, connus et le plus souvent inconnus de nous qui ne savons pas grand chose de cette Algérie si proche. Certains portraits sont nuancés, d'autres enthousiastes, ils sont presque toujours "circonstanciés". Un livre intéressant, utile, par un écrivain qui possède justement cet art du portrait déjà bien manié dans ses romans et nouvelles.

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 Une vie sur la pointe des pieds - Nouvelles - (Editions Alpha)

Il n'est pas aisé de rendre compte d'un recueil de nouvelles, faut-il passer en revue toutes ces courtes histoires ? Chercher les points communs, les grands caractères qui s'en dégagent ? D'abord, elles sont agréables à lire, ensuite, elles ont pour la plupart ce que l'on attend d'un récit qui ne nous permet pas d'entrer dans la réalité profonde : la faculté de poser rapidement un paysage, une ambiance, des sentiments et celle d'introduire cet inattendu, cette surprise qui validera le court récit. La quatrième de couverture nous dit "peinture audacieuse et osée des mœurs", mais l'on pourrait dire cela de tous les écrits d'Hamid Grine, témoin de son temps, de son pays, de son peuple. Audacieuse et osée, certes et par plusieurs aspects, le contenu philosophique sous-jacent certainement, la marginalité des héros qui permet les décalages révélateurs, l'insignifiance parfois et c'est la marque des meilleurs écrivains que de savoir tirer de la banalité, des récits qui intéressent, captivent et révèlent. Bref, on retrouve dans ces courts récits ce qui fait la qualité des romans et autres écrits d'Hamid Grine, avec en plus ce qui convient à cette forme de fiction.

*1) (j'avais écrit "idéologique" mais ce terme ne convient donc pas, je lui préfère "philosophique" si l'on prend la philosophie pour ce qu'elle devrait être : l'école de l'art de vivre)

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 Bibliographie :

- Lakdhar Belloumi, un footballeur algérien, Editions Enal, Alger  1986

 

- Onze champions dans un miroir, Editions Enal, Alger  1988

 

- L'Almanach des sports collectifs algériens, Editions Anep, Alger 1990

 

- L'entente, la légende du second souffle, Editions Dahleb, Alger 1990

 

- L'Algérie en coupe d'Afrique, Editions Anep, Alger 1990

 

- Ombres et lumières de la boxe en Algérie, Editions Cnids, Alger 1999

 

- L'Almanach des sports individuels algériens, Editions Cnids, Alger 1999

 

- Comme des ombres furtives, Casbah Editions, Alger 2004

 

- Chronique d'une élection pas comme les autres, Editions Alpha, Alger 2004

 

- Cueille le jour avant la nuit, Editions Alpha, Alger 2005

 

- La dernière prière, Editions Alpha, Alger 2006

 

- La nuit du henné, Editions Alpha, Alger 2007    UPublisher (Numérique) 2013 http://www.upblisher.com/

 

- Le café de Gide, Editions Alpha, Alger 2008

 

- Il ne fera pas long feu, Editions Alpha, Alger 2009

 

- Un parfum d'absinthe, Editions Alpha, Alger 2010

 

- Une vie sur la pointe des pieds, Editions Alpha, Alger 2011

 

- Camus dans le Narguilé, Editions Après la lune, Paris 2011

 

- Sur les allées de ma mémoire Editions Alpha, Alger 2012                                                                                                                                                                                           

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