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ISTRATI PANAIT

1884 - 1935

 

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Messagerie : ( Bourgeois.andre@9online.fr ) ( Français seulement, les pièces jointes ne sont jamais ouvertes. )

 

"Il n'y a qu'un héroïsme au monde : c'est de voir le monde tel qu'il est et de l'aimer." Romain Rolland, cité par Istrati dans sa "confession"

 

"J'ai envie de croire qu'à la minute où je suis venu au monde, mon premier geste a été d'embrasser la terre. Là-bas, dans le hameau de Baldovinesti, sur l'embouchure du Sereth, la terre a sûrement dû se fourrer en moi, avec la violence de l'amour. Toute la terre! Toutes ses beautés!"   Pour avoir aimé la terre ...

 

Il y a quelque chose d'un peu fabuleux dans le destin de cet écrivain roumain d'expression française, qui échoua un jour, vagabond, dans un parc de Nice où il voulu se trancher la gorge et sur qui un ami, vagabond lui aussi, trouva une confession fleuve destinée à Romain Rolland à qui il l'envoya, entraînant une prompte réponse de l'écrivain qui allait le conseiller dans ses débuts. Vagabond, Istrati l'avait été de sa Roumanie natale à la France en passant par la Suisse, durant ces années de guerre horrible où la grande voix de Romain Rolland, vers qui il va se tourner, sera une des seules à s'élever en France, celle de Jaurès ayant été frappée comme on le sait par la clique des assassins nationalistes, celle de Zola étant éteinte depuis longtemps et France n'ayant pas le courage de cette lutte contre la sottise meurtrière après les morts violentes de ses amis.

On s'interroge souvent sur les raisons de l'oubli dans lequel sombrent certaines œuvres de qualité, en ce qui concerne Istrati on sait très bien pour quelles raisons son œuvre pas plus que lui, auteur mais surtout homme, ne seront pas oubliés tant qu'il y aura autre chose sur terre que les zombis qui sont entrain de la coloniser. Istrati a été un lutteur, une sorte d'idéaliste de la terre toujours en chemin, un idéaliste de la vie, ce mot d'ailleurs le peint bien dans son enthousiasme, dans sa lutte, mais il ne correspond peut-être pas à sa philosophie. L'amour de la vie d'Istrati n'est pas de nature idéaliste, c'est un amour charnel d'homme qui refuse de se laisser vaincre. Il conquit certains politiques qui furent prompts à se retourner contre lui, c'est que ces gens n'ont aucun scrupule à manipuler, à utiliser, puis, quand l'homme ne peut plus leur servir, ils le jettent voire lui tire une balle dans la tête ce qu'ils ne furent pas loin de faire en ce qui concerne Istrati. Il ne fut pas un traitre à quelque cause que ce soit, sa cause était la vie et ce sont les politiciens et idéologues de tous poils qui la trahissent chaque jour pour des ambitions misérables et pitoyables.

Biographie ( en cours de mise à jour )

Né à Braïla, en 1884, d'un père grec, épicier et contrebandier et d'une mère, belle femme, fille de paysans pauvres, blanchisseuse, Panaït Istrati perd son père, tué par les gabelous lors d'une opération de contrebande, à neuf mois. Dès lors, après avoir repris quelques temps son métier et fait une tentative de remariage, sa mère va vivre quelques années chez un de ses frères, celui qui a repris l'exploitation familiale, il y fera l'apprentissage de la misère et de ses conséquences. Sa mère quitte l'exploitation quand il a sept ans pour regagner Braïla où elle reprend son métier de blanchisseuse.

Panaït va à l'école de sept ans à quatorze ans et y est un bon élève qui se découvre une passion pour la lecture.

En 1910, il anime une grande grève à Braïla avec Jeannette sa future première femme.

Premier voyage à Paris en 1913-1914, il rencontre Ionesco qui fera la relation de leurs rencontres. ( cahiers Panaït Istrati, n° 12 ). Il ne reste pas à Paris où il ne se lie pas à cause de la langue. Rentré en Roumanie, il se lance dans un élevage de porcs et se marie, en 1915, avec une militante révolutionnaire d'origine juive. Cette expérience, porcs et mariage, dure un an. Il vend ses porcs et quitte sa femme qui n'est pas faite pour cette vie, pour aller soigner une tuberculose en Suisse.

Istrati avait appris le français seul, puis avec l'aide d'un compagnon de sanatorium, Josué Jehouda, en quelques années, il fut capable de l'écrire assez bien pour en faire "sa" langue littéraire.

 

Le départ d'Istrati en littérature alors qu'il tente de se suicider, en janvier 1921, et que la police adresse à Romain Rolland, par l'intermédiaire du journal l'Humanité la lettre confession qu'il avait écrite à son adresse en 1919, est devenu une sorte de légende. Le succès sera immédiat et ne se démentira plus plaçant cette figure atypique au cœur des querelles de la gauche de l'époque.

Istrati fut, d'après sa formule, " l'Homme qui n'adhère à rien " et cela lui valut des déboires et des abandons dans une Europe où il fallait choisir, appartenir à une de ces familles qui se disputaient le pouvoir et l'avenir, même si de nombreux hommes, tel Drieu, ne faisaient leur choix que " sur le fil ", optant pour un camp presque par hasard ou avec une secrète nostalgie de l'autre. A gauche il était indispensable et souvent déchirant de se situer par rapport aux soviets et à Staline. Istrati le fera après un séjour de 16 mois d'octobre 1927 à février 1929 ( voir Cahiers Panaït Istrati n° 11 ) et ce sera la rupture avec de nombreuses relations dont Romain Rolland ( mars 1930 ) qui reprendra sa correspondance avec lui en septembre 1933. En URSS il aura rencontré Serge, Kazantzakis avec lequel il rend visite à Gorki et bien d'autres personnages au cœur des débats et luttes.

Rentré en Roumanie il publiera dans la Croisade du Roumanisme et répondra à ceux qui l'attaquent par une apostrophe que la gauche aurait eut avantage à méditer et digérer rapidement plutôt que de continuer à s'égarer durant cinquante ans se détruisant ainsi en même temps : " puisque de purs intellectuels français ont adhéré à la terreur communiste et qu'ils veulent l'imposer au monde, je reconnais à mes compatriotes le droit d'adhérer eux, à la terreur fasciste et je déclare que des deux terreurs, la dernière est la moins inhumaine et la seule qui n'engage en rien la responsabilité de la classe ouvrière, puisque le fascisme ne prétend pas gouverner " par le peuple " ni " au nom du prolétariat ", comme le communisme. " Ajoutons qu'Istrati avait déclaré avant : " je ne puis accorder que mon concours moral à tout mouvement national exempt de violence, de toute xénophobie et de tout antisémitisme. " Cette vision de la plus grande nocivité de la terreur communiste sur la terreur fasciste est vraie sous deux angles : la seconde découle largement de la première au danger de laquelle elle prétend réagir et dont elle se nourrit et la terreur communiste est d'autant moins acceptable qu'elle annexe de grands idéaux dont elle se fait des drapeaux dans le temps même qu'elle les pervertis et les compromets. Nous sommes aujourd'hui, dans un monde postcommuniste dans lequel tout contrepouvoir à l'horreur libérale à été détruit par le communisme et par sa faillite. Les hommes de gauche ont eu tort de confondre trop longtemps les motivations des hommes sincères et crédules qui ont servi le totalitarisme communiste, motivations le plus souvent nobles, et cette terreur elle même d'autant plus inacceptable.

La collaboration à La croisade du roumanisme, aux cotés d'un ancien de la Garde de fer, Mihaïl Stelescu, qui sera plus tard assassiné par des hommes de cette Garde de fer qu'il avait désignée comme officine hitlérienne, a été pour les communistes l'occasion de couvrir de boue Istrati qui avait dénoncé le stalinisme et à qui le communisme soviétique apparaissait pour ce qu'il était : une (autre) tyrannie. Certains, Barbusse, "Le Haïdouk de la Siguranza", Jean-Richard Bloch, "Homère, marchand de cacahuètes", donneront toute la mesure de leur bassesse et de leur servilité en couvrant d'injures et de mensonges celui qui dénonçait leurs criminels amis et ces crimes qu'ils couvraient. A noter que Barbusse qui eut la scélératesse d'accuser Istrati de n'être intéressé que par l'argent, vivait en baron du communisme entre ses villas dont une à Nice et son appartement parisien. Au nombre des accusations mensongères de ces gens qui furent les fidèles complices des crimes staliniens, celui d'antisémitisme. En réalité, Istrati a toujours fait la différence entre les riches bourgeois juifs qu'il mettait au même niveau que les autres bourgeois, et les miséreux juifs, victimes comme les autres des premiers. Il s'est toujours refusé à juger un homme en fonction de sa religion, et il avait prévenu les dirigeants de la Croisade du roumanisme qu'il n'y tolérerait pas d'antisémitisme.

L'œuvre d'Istrati est une œuvre forte, d'homme libre et dur. Il décrit une vie difficile, riche, authentique, dans laquelle sa priorité est la chaleur humaine ce qui le rapproche tout naturellement d'une autre grande figure de la littérature européenne, qu'il connut, même si leurs œuvres ont des tonalités parfois très différentes, Nikos Kazantzakis.

" Mais que les intellectuels sont lâches et bornés !" Victor Serge - lettre à Panaït Istrati ( cahiers P.I. n° 7 )

Malade, abandonné, Istrati mourut à Bucarest en 1935 avant l'effondrement de l'Europe dans le cauchemar nazi.

Istrati est de ces hommes qu'on ne peut oublier quand on les a rencontrés ne serait-ce, ou surtout, sous forme de livres, à l'opposé par exemple de tristes salauds du genre de Céline, dans la merde desquels se complait aujourd'hui une intelligentsia au rabais. Chez cet aventurier de la misère, la littérature est espoir et force de vie. Venant de Roumanie comme Ionesco, Istrati nous réconcilierait s'il en était besoin avec ce pays frère en latinité, perdu de l'autre coté de l'Europe et nous console d'un Cioran de même origine nationale, ancien sectateur de la sinistre garde de fer et qui a égrené ... pour les autres, jusqu'à un âge très avancé, de bonnes raisons de ne pas vivre, à la satisfaction des idiots pour qui une certaine sorte de mots, pas toujours bons, deviennent facilement de grandes pensées pourvu qu'ils fassent étalage de cynisme.

Des hommes comme Istrati semblent des comètes tombées d'un autre monde et perdues dans le notre qui est trop petit, trop mesquin, trop dépourvu de tout ce qui pourrait donner un prix à la vie, pour eux.

 

Panaït Istrati a vécu le premier peut-être, la défaite " moderne " de l'esprit, un esprit qui, aujourd'hui, est définitivement hors du jeu. Certainement parce que son exigence, que certains qualifieront de naïve, était plus haute que les autres, il s'est heurté violemment en un temps de grands espoirs et d'immenses et horribles déceptions, à une réalité inflexible. Nous sommes beaucoup à être des vaincus, vaincus d'une époque ou d'une autre, à nous reconnaître en lui. Nos vainqueurs sont toujours les mêmes, les mêmes monstres, racistes, antisémites, gens d'argent et de pouvoirs, intellectuels serviles, militaires sans scrupules, bref, tous les geôliers de l'humanité qui agissent avec la complicité des troupes du bas et des légions du haut. Il faut lire " Pour avoir aimé la terre ", ceux que certains mots, certaines phrases, certaines expressions font rire ou sourire dans ce texte, sont ceux-là même par lesquels notre monde et l'humanité meurent.

J'ai découvert Istrati, par une édition de deux de ses romans dans une collection des Editions Rencontre. Je me souviens de la joie avec laquelle j'ai dévoré ces livres, n'ayant de cesse que de trouver ses autres œuvres. On ne dira jamais assez ce que représentaient, aux cotés des critiques d'écrivains, ces collections "club" qui ne se cantonnaient pas aux livres "qui se vendent", mais s'attachaient aux écrivains de qualité. Feu les éditions Rencontre de Lausanne, la Guilde du livre, et quelques autres, étaient de ces éditeurs atypiques qui œuvraient souvent mieux que les traditionnels, dans un autre genre, la collection 10/18 fut également une mine pour les amateurs.

 

BIBLIOGRAPHIE succincte

 

Les éditions Gallimard ont donné en 1968 à 1970 les œuvres de Panaït Istrati en quatre volumes reliés, préfacés par Joseph Kessel.           

- Vol.1 : Les récits d'Adrien Zograffi        - Kyra Kyralina                                        L'édition Gallimard en 4 volumes

                                                               - Oncle Anghel

                                                               - Présentation des Haïdoucs

                                                               - Domnitza de Snagov  

- Vol. 2 : La jeunesse d'Adrien Zograffi    - Codine

                                                               - Mikhaïl

                                                               - Mes départs 

                                                               - Le pêcheur d'éponges

- Vol. 3 : Vie d'Adrien Zograffi                - La Maison Thuringer

                                                               - Le bureau de placement

                                                               - Méditerranée (Lever de soleil)

                                                               - Méditerranée (Coucher de soleil)

- Vol.4 :                                                   - Les chardons du Baragan

                                                                - Tsatsa-Minnka

                                                                - Nerrantsoula

                                                                - La famille Perlmutter              

                                                                - Pour avoir aimé la terre

A ces quatre volumes, il faut ajouter Le pèlerin du coeur, ensemble de textes autobiographiques réunis et présentés par Alexandre Talex, publié chez Gallimard (Collection blanche) en 1983, pour le centenaire de la naissance de l'auteur et la correspondance avec Romain Rolland qui contient en particulier les deux premiers textes adressés par Istrati à ce dernier. (Edition Canevas, 1989)

Sur Panaït Istrati :         

Edouard Raydon : Panaït Istrati, Vagabond de génie. Ed. Municipales - 1968

Monique Judrin-Klener : Panaït Istrati - Un chardon déraciné écrivain français, conteur roumain - Maspero -1970

David Seidmann : L'existence juive dans l'oeuvre de Panaït Istrati - A.G. Nizet - 1984

                                                          

                               Du numéro 1 au 13 des cahiers en passant par le centenaire. La correspondance Romain Rolland, La revue ARC, numéro spécial, deux éditions de textes d'Istrati.

Cahiers Panaït Istrati :

N° 1 : 1985 -

N° 2 - 3 - 4 : Correspondance Panaït Istrati - Romain Rolland

N° 5 : Regards sur P.I et sa correspondance avec R-R, Correspondance avec A.M. de Jong

N° 6 : La croisade du roumanisme - Regards sur Panaït Istrati et l'histoire

N° 7 : Correspondances de V.Serge, B.Souvarine et M.Paz à P.I. - Colloque P.I. et les révolutions

N° 8 : Correspondance entre P.I. et ... - Regards sur P.I.

N° 9 : Les manuscrits de Genève

N° 10 : Articles inédits en français - P.I. vu par la presse.

N° 11 : 16 mois en URSS

N° 12 : Femmes de sa vie - Femmes dans son oeuvre

N° 13 : Panaït Istrati, écrivain européen

Il convient de souligner le grand intérêt et le sérieux de ces cahiers qui satisferont ceux qui désirent mieux connaître un homme qui n'appartenait et n'appartient à aucun parti.

Les éditions Phébus sortent trois volumes regroupant les romans et contes d'Istrati. Excellente idée, même si ce n'est pas la première fois, contrairement à ce qui est dit en quatrième de couverture du premier volume, qu'une édition regroupée est effectuée. ( Gallimard, 1968/1970 en 4 volumes, voir ci-dessus )

 

Un rêve

Restons dans la littérature. J'imagine que nos ancêtres communs, aux grands singes et à nous, hommes-bêtes, se redressant dans la savane pour voir plus loin que le brin d'herbe, ont été mus par ce sentiment de fraternité devant le danger, la nature ennemie - elle n'est amie que de ces cons d'écolos parisiens qui ne survivraient pas dans la jungle du Massif-Central - ; que les hommes-bêtes, nos ancêtres, se sont serrés les uns contre les autres. Peut-être est-ce en souvenir de cette solidarité qu'un jour un rabbin fou nommé Jésus, (s'il a vraiment existé !) a prêché l'amour aux hommes, pourquoi a-t-il éprouvé le besoin d'y foutre un Dieu ? peut-être parce que la cause était déjà perdue ! Bien plus tard sont arrivés les Barrès - amour d'un portefeuille d'actions nommé France - les Breton, farfelu amateur de sanguinaires dictateurs asiates - les Céline, et bien d'autres ... prêchant ci, prêchant ça, semant la mort et la misère, tels les quatre fameux cavaliers. C'est dans ce monde qu'apparut, vagabond sublime, Istrati. Nul ne pouvait le comprendre du monde policé du mensonge et des fausses idées. Déjà à moitié mort Gorki le regarda sans comprendre avec son compagnon, Kazantzakis, leurs musettes et leur litron. On l'applaudit comme on fait d'une bête de cirque avant de le couvrir d'injures. Il n'était plus chez nous, bien lui en prit, ces cons sanguinaires l'auraient dévoré tout cru. C'est pour cela que j'aime cette figure que creuse l'amour de la vie, l'amour des hommes, qui gifle la sottise gouvernante, l'hypocrisie contestataire, le mensonge à patenôtres et tous les faux semblants de nos concitoyens endormis.

Il suffirait de se secouer un instant pour que tous les parasites, président, patrons, financiers, prêcheurs journaleux ou corbeaux, barrons, larrons, décorés, uniformisés qui comme poux s'accrochent à notre peau, bouffent notre sang et énervent nos chairs, aillent se faire foutre aux gogues d'où ils n'auraient jamais dû sortir. Mais l'animal peuple est mort, sucé dans sa chair vive par ces parasites dégénérés. Mort entre métro, frigo, train, boulot de cons et crédit consommé, élections bidons et actualité fabriquée, galipettes érotiques vite fait entre télé, bagnole et football, merdaillons criards et malappris livrés aux écoles à ne rien apprendre, bref, l'humanité heureuse qui voudrait sauver - un peu tard - la planète des cons.

Istrati a dormi longtemps sur le sol, à même la terre, quelque chose de ses vibrations passe dans ses récits, quelque chose de cet homme que nos contemporains n'auraient pas vu plus que ceux qu'ils laissent pourrir sur leurs trottoirs ou que ces Roumains nomades, ses compatriotes, qu'ils pourchassent.  (juin 2008)

 

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23 décembre 2003 modifié le 25 novembre 2005, le 10 juin 2009